Nouvelles

04 septembre 2026

Chers frères et sœurs,

Je pense que la plupart d'entre nous connaisse une version du conte de Hans Christian Andersen intitulé « Les Habits neufs de l'empereur » (parfois appelé « le roi est nu ! »).

Pour résumer, l'histoire met en scène un empereur très vaniteux quant à sa tenue et qui dépensait des sommes folles pour sa garde-robe. Son obsession pour ses vêtements était si connue qu'une phrase se répétait souvent au palais : « L'empereur est dans sa garde-robe. »

Un jour, deux escrocs arrivèrent en ville en se faisant passer pour des tisserands. Ils prétendaient pouvoir fabriquer des étoffes absolument merveilleuses. Ils affirmaient même être capables de tisser une étoffe si délicate qu'elle serait invisible pour quiconque serait stupide ou incompétent dans ses fonctions.

Dès qu'il en entendit parler, l'empereur sut qu'il lui fallait absolument des vêtements confectionnés par ces hommes ! Il leur remit une grosse somme d'argent pour qu'ils se mettent immédiatement au travail.

Ils installèrent leurs métiers à tisser et firent semblant de commencer à tisser, alors qu'il n'y avait rien sur les métiers. Ils réclamèrent la soie la plus fine et l'or le plus pur pour leur ouvrage. Tout cela finit dans leurs sacs de voyage, tandis qu'ils continuaient à travailler sur des métiers vides.

Au bout de quelques jours, l'empereur envoya un haut dignitaire de confiance pour vérifier l'avancement des travaux. Celui-ci ne vit que les deux métiers vides. Mais, bien entendu, il ne pouvait pas l'avouer, car cela aurait prouvé qu'il était stupide ou incompétent ! Il fit donc l'éloge de la couleur, du motif et de la beauté de l'étoffe présente sur les métiers.

Les escrocs demandèrent davantage d'argent pour terminer le travail ; cette somme finit elle aussi dans leurs sacs. D'autres dignitaires allèrent constater l'avancement et, craignant de passer pour des incapables, ils revinrent tous en faisant des rapports élogieux.

Lorsque les tisserands eurent « terminé », l'empereur vint essayer sa nouvelle tenue, mais il ne vit rien. Pourtant, craignant d'être le seul dans la pièce à être assez incompétent pour ne rien voir, il félicita les tisserands.

Lorsqu'ils lui demandèrent d'ôter ses vêtements pour enfiler sa nouvelle tenue, il s'exécuta et complimenta l'étoffe, la qualifiant d'« aussi légère qu'une toile d'araignée ». Tous ses conseillers s'extasiaient devant sa tenue ; il entreprit donc de faire le tour de la ville... sans rien porter du tout.

Les nobles qui le suivaient tenaient les mains en l'air, comme pour soutenir une délicate traîne royale flottant derrière l'empereur. Et tous les habitants de la ville, connaissant ce qui avait été dit au sujet de l'étoffe, la louaient avec enthousiasme, car aucun d'eux ne voulait passer pour stupide ou incompétent.

Jusqu'au moment où un petit garçon pointa le doigt vers lui et s'écria : « Il n'a rien sur lui ! »

Nous saisissons tous, j'en suis sûr, la morale de cette histoire. Nous courons tous le risque de nous illusionner sur nos propres vertus et de nous entourer de personnes qui ne nous diront que ce que nous voulons entendre.

Mais il existe peut-être aussi un parallèle spirituel à prendre en considération.

Dans Apocalypse 16:15, il est écrit : « Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille, et qui garde ses vêtements, afin qu’il ne marche pas nu et qu’on ne voie pas sa honte. » Dans les bibles où les paroles du Christ sont imprimées en rouge, ce verset apparaît en rouge, indiquant que c'est Jésus-Christ qui s'exprime.

Ces vêtements sont décrits ailleurs comme « les œuvres justes des saints » (Apocalypse 19:8). Ainsi, perdre ses vêtements et se retrouver dévêtu équivaudrait à une conduite pécheresse, comme le suggère Matthieu 22:12.

Plus tôt dans le livre de l'Apocalypse, dans le message adressé à l'Église de Laodicée, Dieu décrit un peuple qui se croit spirituellement riche et qui pense « n'avoir besoin de rien » (Apocalypse 3:17). Sur le plan spirituel, ils croient que tout va bien et se complaisent dans leur situation.

Mais à la fin de ce même verset, Dieu les reprend, car ils ignoraient qu'ils étaient « malheureux, misérables, pauvres, aveugles et nus ».

Ils croyaient être revêtus d'œuvres de justice et ne comprenaient pas qu'en réalité, ils étaient spirituellement nus et devraient en éprouver de la honte.

Ceux qui comprenaient le fonctionnement du Second Temple auraient pu tirer une leçon supplémentaire de ces passages.

Divers sacrificateurs et Lévites étaient chargés de la garde du temple tout au long de la nuit. Un responsable effectuait des rondes nocturnes. S’il trouvait un homme endormi à son poste, il avait le droit de frapper le négligent et de brûler ses vêtements. Ainsi châtié, l’homme devait terminer son service avant de rentrer chez lui, nu et couvert de honte. Sa honte était sans doute accrue par le fait que tout le monde saurait qu’il avait été surpris en train de dormir au travail.

L’une ou l’autre de ces situations – croire que nous sommes « assez bons » alors que Dieu ne nous jugerait pas ainsi, ou s’endormir spirituellement – peut nous laisser spirituellement nus et honteux. Ce n’est certainement pas la situation dans laquelle nous voulons nous retrouver !

Peut-être la fable des Habits neufs de l’empereur revêt-elle alors une signification supplémentaire pour nous. Nous voulons assurément veiller à ne pas déambuler spirituellement nus !

Pour en savoir plus, découvrez le parcours Les sept Églises de l’Apocalypse.

Un très bon sabbat à vous tous.

Votre serviteur en Christ,

Joël C. Meeker