07 mai 2026
Chers frères et sœurs,
En raison du calendrier de la Pâque et des jours des pains sans levain, ainsi que des déplacements inhérents à cette période, je n'ai pas pu rédiger de lettre aux membres au mois d'avril. Par conséquent, je dois vous faire part de nombreuses nouvelles dans cette lettre !
Tout d'abord, je souhaiterais vous informer sur les développements au sujet de la construction de notre nouveau bâtiment, le « Centre d'éducation ». Il y a environ deux semaines, à la mi-avril, la structure a véritablement commencé à prendre forme. Au moment où j'écris ces lignes, je peux, depuis le hall d'entrée des bureaux, apercevoir les contours du bâtiment : les murs, le toit et les pièces désormais délimitées. Pendant un bon moment, nous ne voyions que des tas de terre et un parking en béton. Aujourd'hui, cependant, les fondations du bâtiment sont achevées, les piliers en acier sont en place et la charpente du toit est visible. Le projet respecte actuellement le calendrier prévu et, si aucun retard ne survient, le bâtiment devrait être terminé à la mi-octobre – soit environ une ou deux semaines après la fête des tabernacles, cette année.
Étant donné que le Centre d'éducation servira également de lieu de rassemblement pour la congrégation de Dallas, nous prévoyons une célébration spéciale lors du premier sabbat où nous y tiendrons nos assemblées. Ce sera un moment particulièrement enthousiasmant que de participer à la fête des tabernacles pour ensuite retrouver, à notre retour, un nouveau lieu de réunion. Je vous invite à continuer de prier pour que la construction se déroule sans encombre et pour que ce bâtiment constitue un outil précieux pour l'Église durant de nombreuses années à venir.
Sur une période de sept ans (depuis 2019), nous aurons achevé la construction de deux bâtiments – un immeuble de bureaux et un centre d'éducation - tout en restant totalement exempts de dettes. C'est là un fait qui s'est rarement produit dans l'histoire de l'Église. Durant cette même période, nous avons également augmenté nos dépenses consacrées à la prédication de l'Évangile et au soin des frères et sœurs. De plus, nous continuons de recruter de nouveaux hommes pour le ministère pastoral afin de remplacer ceux qui partent à la retraite – huit d'entre eux pour cette seule année.
Pour l'exercice financier en cours, nous disposons du budget le plus important de notre histoire et, bien que nous ayons déjà franchi le premier tiers de l'année, nous restons actuellement dans les limites de ce budget. Dieu nous a véritablement bénis, nous donnant la capacité d'étendre la mission de l'Église tout en construisant des installations de qualité pour ses besoins.
Pour la Pâque de cette année, mon épouse et moi, accompagnés de notre trésorier, Britton Taylor, et de David Baker, le directeur régional pour l’Asie, nous sommes rendus en Inde et au Sri Lanka. Il est difficile de décrire pleinement à quel point cette expérience fut différente de ce à quoi nous sommes habitués. Elle fut inspirante et donnait à réfléchir. Voir de ses propres yeux ce que vivent nos frères et sœurs dans d’autres pays laisse une impression profonde. Considérez ce que signifie vivre en tant que membre de l’Église au sein d’une société à prédominance hindoue, musulmane ou bouddhiste. Bien que nous ne soyons pas confrontés à ces mêmes défis aux États-Unis, c’est la réalité quotidienne de nos frères et sœurs qui vivent dans ces pays.
Pourtant, malgré ces différences, nous avons vécu une Pâque, une soirée mémorable et des jours des pains sans levain profondément significatifs et inspirants. La célébration de la Pâque elle-même fut exactement la même. Nous avons procédé au lavement des pieds, partagé le pain sans levain et le vin, puis nous sommes retournés calmement à nos lieux d’hébergement, pour nous rassembler à nouveau le lendemain soir à l’occasion de la soirée mémorable. Nous étions dix membres présents pour la Pâque au Sri Lanka, et environ vingt pour la soirée mémorable.
Bien que nous nous trouvions à près de 16 000 kilomètres de chez nous, nous étions entourés de personnes qui partagent les mêmes croyances et le même espoir pour l’avenir. Chaque fois que nous nous rassemblions dans une salle de réunion et que les assemblées commençaient, nous avions l’impression d’être exactement comme à la maison.
Cela met en lumière une vérité importante : nous sommes unis par l’Esprit de Dieu et par son appel, et non par une culture ou une société. Bien que nous vivions dans des cultures et des environnements différents, ce sont le même Esprit et le même appel qui nous lient les uns aux autres. Cela crée une unité qu’il est difficile de décrire pleinement. Lorsque vous avez l’occasion de rendre visite à des frères et sœurs d’une autre culture, cette unité devient d’une grande évidence à mesure que vous les voyez mettre fidèlement en pratique les mêmes croyances.
La langue peut différer, mais l’attitude et le lien spirituel demeurent identiques. Nous en avons fait l’expérience d’une manière joyeuse au cours de la soirée mémorable. Nous étions assis en compagnie de trois dames qui ont trouvé très amusant d’observer M. Taylor et moi-même réagir à la nourriture - laquelle était bien plus relevée que ce à quoi nous étions habitués ! Si elle leur semblait douce, elle nous paraissait, à nous, plutôt épicée. Malgré le piquant, le repas fut excellent, et nous avons continué à manger. Ces dames ont grandement apprécié nos réactions, et nous avons tous partagé un bon moment de rire. Ce fut un merveilleux rappel que, par-delà même les différences culturelles, nous pouvons partager la joie, la fraternité et le rire en tant que membres d'une même famille spirituelle.
Nous ne devons jamais tenir pour acquis ce que Dieu nous a donné. L'Église, la vérité et son Esprit constituent des bénédictions extraordinaires dans un monde rempli de divisions et de tragédies. Partout où nous posons le regard, nous voyons de l'animosité, des conflits et des troubles. Pas plus tard que la semaine dernière, nous avons été témoins d'une nouvelle tentative d'assassinat contre le président Trump. Nous continuons d'observer des guerres qui perdurent en Europe et au Moyen-Orient, ainsi que des troubles civils et des conflits dans diverses régions d'Afrique. Ces conditions contribuent à une souffrance généralisée, incluant de graves famines.
L’apôtre Jacques identifie la cause profonde de cette violence dans Jacques 4:1-3 : « D’où viennent les luttes, et d’où viennent les querelles parmi vous ? N’est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ? Vous convoitez, et vous ne possédez pas ; vous êtes meurtriers et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir ; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas. Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions ».
Notre monde est en grave difficulté, les conflits et les tensions augmentent chaque jour. Beaucoup prétendent suivre le christianisme, mais nous devons nous demander si leurs actions reflètent véritablement la voie de vie divine. Comme Jacques l’écrit plus loin au verset 4 de ce même chapitre : « Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu ». En tant que peuple de Dieu, nous devons voir clairement le monde tel qu'il est et ne pas nous laisser entraîner dans ses disputes, ses querelles et ses divisions. Dieu nous a appelés et nous a donné quelque chose de précieux : sa vérité et son Esprit.
Nous ne faisons pas partie de ce monde, mais nous devons, avec nos frères et sœurs, vivre dans ce monde. Nous devrions prier pour nos frères et sœurs, et saisir les occasions de nous servir et de nous soutenir mutuellement, chaque fois que cela est possible et partout où cela est possible.
Quelle bénédiction de partager un repas, une conversation ou même un simple moment de rire avec le peuple de Dieu ! Ce sont des dons que nous ne devrions jamais tenir pour acquis.
Sincèrement, votre frère en Christ,
Jim Franks
