13 mars 2026
Bonjour chers frères et sœurs,
J’ai donné plusieurs nouvelles dans l’A propos de cette semaine, et vous êtes sans doute déjà au courant de nos derniers voyages et du travail au bureau. Je vais donc vous épargner leurs répétitions dans cette lettre.
Cette semaine, nous avons terminé le prochain numéro de Discerner. J’ai également assisté à deux jours de réunions avec les autres présentateurs de Vie Espoir et Vérité Présente, ainsi qu’avec notre équipe médiatique, pour discuter de l’avenir de nos présentations sur Internet. L’intelligence artificielle va nous permettre de faire plus avec moins d’effort. Ces logiciels sont capables de rassembler des recherches en quelques secondes, pour des tâches qui nous prendraient des heures.
Aujourd’hui, je pars à Nashville dans le Tennessee pour y prononcer le sermon pendant la fin de semaine du bal de promo des jeunes de l’Église du sud-est du pays. Un bal de promo est une tradition festive et symbolique pour les adolescents qui s'apprêtent à démarrer leur vie d'adulte. Ces bals, dans les lycées, ont lieu le vendredi soir pendant le sabbat. Ainsi l’Église en organise pour nos adolescents les samedis soirs, après le sabbat. Des familles voyagent de loin pour s’y rendre par amour pour leurs enfants et pour permettre aux jeunes de l’Église de passer du temps ensemble.
Je reviendrai dimanche soir et nous prendrons l’avion vers l’Afrique mardi.
Note de sabbat
Il y a quelques années, je suis tombée sur une histoire qui m'a profondément ému. Qu'elle soit vraie ou fictive, elle me serre encore la gorge.
Cette histoire a été racontée de différentes manières et à différentes époques ; vous en avez peut-être déjà entendu une version. En voici une :
Il y a quelques années, j'étais à l'hôpital pour donner mon sang en vue de l'opération de la mère d'une amie. Allongée sur mon lit de camp, j'ai remarqué un petit garçon d'environ six ans qu'on conduisait vers le lit d'à côté et à qui on demandait de s'allonger près d'une petite fille qui était manifestement sa sœur. J'ai interrogé une aide-soignante à leur sujet, et elle m'a expliqué que le garçon devait donner son sang pour sa sœur, atteinte d'une maladie dont il avait été guéri et qui avait développé en lui les anticorps nécessaires pour la combattre.
Je n'ai pas pu m'empêcher d'entendre le médecin lui expliquer l'importance du don de sang et lui demander s'il était toujours prêt à donner son sang pour sa sœur. Sans hésiter, le garçon a répondu : « Oui, si ça peut la sauver. » Alors que la transfusion progressait, il sourit à sa sœur, puis se tourna vers le médecin et demanda doucement : « Docteur, est-ce que je vais commencer à mourir tout de suite ? ».
Vous avez peut-être, vous aussi, la gorge serrée. Nous reconnaissons dans cette histoire l'engagement total et l'amour désintéressé qui unissent parfois les membres d'une famille et les amis. S'il l'avait fallu, ce jeune garçon était prêt à donner sa vie pour sa petite sœur. Au début de la transfusion, il pensait mourir pour qu'elle puisse vivre.
En tant que chrétiens, le récit qui nous vient sans doute immédiatement à l'esprit est celui de notre frère aîné qui, dans un acte d'amour désintéressé, a littéralement donné son sang et sa vie pour sauver ses jeunes frères et sœurs. Conformément aux enseignements des Écritures, les chrétiens sont appelés à commémorer ce sacrifice chaque printemps lors de la célébration de la Pâque du Nouveau Testament.
Nous savons par les Écritures que le plan de Dieu incluait le sacrifice de Jésus-Christ dès « la fondation du monde » (1 Pierre 1:20 ; Apocalypse 13:8).
Il y a longtemps, le Père avait mis en œuvre un plan visant à « amener de nombreux fils à la gloire » (Hébreux 2:10), et ce plan exigeait la mort de celui dont la vie valait plus que toute l'humanité réunie. C'est lui qui a créé toutes choses, y compris la vie humaine, à partir de rien (Colossiens 1:16-17).
Imaginez la profondeur de son engagement envers ce plan et son amour pour chacun de nous !
Pendant tout ce temps, le Fils de Dieu savait qu'il lui reviendrait un jour de venir sur terre en tant qu'être humain, de vivre une vie parfaitement sans péché et, après avoir accompli une œuvre puissante pour établir l'Église, de mourir d'une mort horrible, douloureuse et ignominieuse.
Jour après jour, ce sacrifice ultime se rapprochait, et pourtant, il n'a jamais faibli, même face à la haine de ceux-là mêmes qu'il s'efforçait de sauver. Quelques heures avant que ce terrible moment ne commence, il a demandé au Père s'il existait un autre moyen, mais il s'est aussi humblement soumis à la volonté et au plan du Père.
Chaque année, à l'occasion de la Pâque, nous nous souvenons de ce que Jésus-Christ a fait pour nous afin que nous puissions accéder à la vie éternelle. Il est essentiel de ne jamais oublier son sacrifice et de ne jamais perdre de vue la transformation puissante qu'il opère en chacun de nous.
Mais il y a aussi autre chose à considérer : vous êtes-vous déjà demandé ce que la petite sœur de l'histoire ci-dessus pouvait bien penser ?
Peut-être était-elle trop jeune et trop malade pour comprendre ce que son frère était prêt à faire pour elle à ce moment-là. Mais en grandissant, et en entendant à nouveau cette histoire, pouvez-vous imaginer la profondeur de son amour et de sa reconnaissance pour son frère ? Le lien entre frères et sœurs est souvent très fort, mais j'imagine que celui-ci était exceptionnel. Son amour pour son frère a dû être décuplé par son acte d'amour désintéressé.
Parfois, je me demande si nous mesurons vraiment la dette de gratitude que nous avons envers notre Sauveur. Combien de fois la manifestons-nous par notre façon de répondre à Dieu et par notre manière de vivre ? Nous pouvons manifester notre amour par notre engagement à le suivre et à lui obéir (Jean 14:15).
Jésus a exprimé son amour infini et son engagement envers nous par son sacrifice ultime. En suivant l'exemple de l'Église du Nouveau Testament et en célébrant la Pâque annuelle, nous réaffirmons notre profond amour pour lui et notre engagement à continuer de le suivre, quoi qu'il arrive.
J'espère que vous prendrez le temps, cette semaine, de réfléchir à l'intensité de votre amour et de votre engagement envers Dieu. Pensez à l'amour et à la gratitude que vous ressentez, mais demandez-vous aussi s'il s'agit d'une connaissance purement intellectuelle ou d'une connaissance profonde du cœur. Cette connaissance du cœur s'exprime dans tout ce que nous faisons et disons.
Je vous souhaite un très bon sabbat à vous tous, frères et sœurs.
Votre serviteur en Christ,
Joël C. Meeker
